Bon, je suppose que tout le monde sait se qu'est une histoire à plusieurs, mais pour ceux qui ne le saurait pas, je vais vous expliquer : c'est très simple, je vais écrire un début d'histoire quelconque (se qui me passe par la tête !) et se sera à vous d'écrire la suite, si vous avez assez d'imagination pour ça ! Bon, alors, voici le début :
Il faisait nuit noire, aucune étoile ne brillaient dans le ciel. J'avançais, sans regarder où j'allais. Petit à petit, je me rendis compte que je me dirigeais vers l'endroit de la ville que je connaissais le mieux. Une petite ruelle, étroite et sombre. C'était là que tout avait changé, ou presque.
C'était une voix sans issue, avec un petit mur de pierre. J'avais croisé sur mon chemin quelques personnes que je connaissais bien, une personne âgée et un enfant, un peu plus vieux que moi. Malgré leurs différences d'âge, ces deux êtres humains me regardaient de la même façon. Je lisais dans leurs yeux de la pitié et de la compassion. Même si ma volonté de changer était plus forte de jour en jour, je resterai toujours à leurs yeux Ambre, la petite orpheline qui avait débarqué ici par une nuit fraîche de septembre.
J'étais revenue dans cette rue sans m'en apercevoir. Et une seule raison me vins à l'esprit. Je fêtais, cette soirée-là, un anniversaire assez spécial : à minuit exactement, ça fera 7 ans que je suis orpheline, et 8 ans que je suis ici, dans ce pays, cette ville.
J'allais bientôt fêter mes 15 ans.
Une histoire dont je me serai largement passée. D'ailleurs, cette soirée avait changé ma vie à jamais.
La plupart de mes souvenirs d' "avant" avaient été effacés de ma mémoire. Un seul souvenir était resté : la couleur des flammes. Mais je voulais retrouver tout se que j'avais perdu cette nuit-là, 8 ans auparavant, et c'était une raison de ma venue dans cette ruelle.
Mais cet unique souvenir était flou. Des bribes de souvenirs me revenaient, comme ça. Mais jamais je n'arrivai à discerner le rêve du réel. C'est là que je me mis à pleurer. Je me sentais minuscule moi, Ambre, dans ce monde de brutes.Malgré les larmes qui me brouillait la vue, j'avançais, sans rien voir. Mais je savais que je devais m'y rendre, pour une raison que moi-même, j'ignorais un peu. Arrivée devant ce mur de pierre, je sus qu'il avait changé. Ce fameux mur que j'avais traversé il y a quelques années n'était plus le même. Une étrange lumière s'était comme ouverte dans le mur. Pendant un instant, mon coeur s'arrêta. Et, un moment plus tard, je compris que j'étais venu pour ça, et seulment pour ça. Pourquoi ? Une réponse que je ne trouverai que bien plus tard...
Je tendis la main vers cette lumière aveuglante et m'évanouis. Quand je me réveilla, des soupirs de soulagement se firent entendre. Ma famille adoptive était là, au grand complet.
- Ambre, tu nous as fait une de ces peurs ! me dit Sylvie, ma "mère".
Je ne parvint pas à répondre. Pourtant, une question me vint à l'esprit, mais je fus devancée :
- Qu'est-ce que tu faisais devant ce mur ? me demanda Jim, le fils de Sylvie.
Aucun mot ne sortit de ma bouche. "Il faut que j'y retourne" me dis-je, juste pour en avoir le coeur net.Quand je me leva, ils m'ordonnèrent de me recoucher. Ce n'est qu'au beau milieu de la nuit que je parvins à m'enfuir. Je courais à perdre haleine quand un grincement retentit. Je m'arrêta et écouta attentivement. Plus rien. Je repris ma course quand le grincement se refit entendre. Je m'arrêta de nouveau. Ce grincement provenait-il de moi ? Ou quelqu'un me suivait-il ? Peu importe.
Je repris ma course à une vitesse folle. Quand j'arriva devant le mur, je fonça dedans sans la moindre hésitation. Malheureusement, le mur ne bougea pas d'un pouce. Je repartis chez moi, déçue. Je me regardai devant mon miroir et remarqua quelque chose. Mon visage ! Il était couleur gris métal. Je le touchais et me sentie terrorisée. Mon visage... Ce n'était pas de la peau, mais du fer. Je pris peur. Que lui était-il arriver ? Et je me rappela : je n'avais pas eu mal lors de ma collision avec le mur. Une supposition me vint à l'esprit: et si j'étais... Un robot ? Un robot à qui on aurait lavé la mémoire ? Une mémoire d'humain... Si c'était le cas alors, moi, Ambre, qui me sentais déjà minuscule, j'étais aussi insignifiante que la plus petite des fourmis ! Mais de toute façon, ça ne collait vraiment pas. Et mon bras qui grince alors ? Lui n'avait aucune trace d'acier. Une idée de génie se mit à trotter dans ma tête : les robots n'ont pas de coeur, aux dernières nouvelles. Alors moi... Avais-je un coeur d'humain, de robot ou pas du tout? Je descendis à la cuisine et prenant garde à ne pas faire bouger mon bras grinçant et pris un couteau. Je pris une grande bouffée d'air... Et me planta le couteau à l'endroit ou j'étais sensé avoir un coeur. La lame se brisa contre une paroi en fer. Alors... J'étais vraiment un robot ? Un robot ne pense pas. Donc... On m'aurai implanter des organes métalliques ? Possible.... A cette idée, je fondis en larmes. Mais que m'avait-il donc fais ? Mes sanglots durent éveillé quelqu'un car des bruits de pas retentirent dans l'escalier.
Je tenta de me cacher, mais c'était trop tard. Je sentit une main de fer m'empoigner le bras. Je me retourna et fut surprise du spectacle qui s'offrait à moi. Devant moi se tenait un garçon, qui devait certainement avoir mon âge, peut-être un peu plus. Grand, blong, cheveux courts et des yeux noisette.
- Qui es-tu ? Je ne t'ai jamais vu ici ! me dit-il.
Ayant repris mes esprits, je répondit :
- Je pourrai te poser la même question !
- Très bien, me dit-il en me tendant sa main, je suis Cedric. Et toi ??
- Je m'appelle Ambre.
Le silence s'abattit entre nous.
- Je vois qu'il te l'on fait à toi aussi, finit-il par dire.
- Mais qu'est-ce qu'ils m'ont fais ?
- Ils t'ont implanté des organes de fer pour te rendre plus forte ?
- Mais pourquoi? Et qui ça, "ils" ?
- Je ne sais pas pourquoi. Tu ne sais pas de qui il s'agit ? De l'AER ! L'Association des Enfants Robotisés.
- Ppp....Pourquoi nous ?
- En général, ils prennent des orphelins. Mais moi, j'ai des parents. Ils m'ont vendu.
- Vendu ?
- Oui, je n'étais pas voulu, alors ils m'ont vendu cher. Il adore l'argent.
- C'est horrible ! Mais connais-tu mon cas, à moi ?
- Tu croyais que c'était ta famille d'accueil car les tiens sont morts. En vérité... Je connais les cas de tout le monde. Ou presque. Mais le tien... Ils n'ont jamais voulu me le dire !
- Mais, pourquoi ? répétais-je, incrédule.
- Je ne sais pas. Tu es la seule que je ne connais pas. Et, pour dire vrai, tu m'intrigues. Alors, depuis, je te cherche pour pouvoir rechercher la raison de tous ces mystères. Avec toi.
- Mais, je ne sais rien de tout ça ! écoute... Cédric c'est ça ?
- Oui...
- Je ne comprend rien du tout !
- A deux, peut-être qu'on arrivera à comprendre quelque chose. Quoi qu'il en soit, je ne te lacherais pas tant qu'on aura pas trouvé !
Et bien, ça promet ! me dis-je intérieurement.
- Et pour mon visage ? Il va falloir faire quelque chose, je ne peux pas rester comme ça !
- ça, ça peut s'arranger !
Nous montâmes au grenier et il me fit redescendre par une petite trappe bien cachée. Il m'expliqua qu'on se trouvait dans sa chambre. Il ouvrit une malle et pris un tissu blanc qu'il mis soigneusement en place sur les parties métalliques à découvert.
- Je ne suis pas aussi blanche que ton linge !
- Non, mais ce tissu prend automatiquement la couleur de ta peau !
- Pas mal...
Je m'examinais dans le miroir : on aurait dis une petite fille normale.
Il me montra un tas d'objets tous plus intéressants les uns que les autres. Mais c'est le dernier qui retint vraiment mon attention: une petite statue d'elfe.
- C'est tout ce qui me reste de mes parents.... avoua Cédric.
- Moi, il ne me reste plus rien...
- Désolé. Mais cherchons des hypothèses sur ton cas...
- Ca ne servira à rien. Seule ma mémoire peut nous dire quelque chose. Des bribes de souvenirs me reviennent de temps en temps. Mais depuis trois semaines, juste un souvenir me reviens en tête: un mur lumineux avec des voix qui m'incite à avancer. C'est terrifiant! En plus, ce souvenir devient de plus en plus net avec le temps. Mais j'ai du mal à toujours discerner le vrai du faux. De plus, c'est toujours farfelu !
- Je vois, je sais ce que tu es, qui tu es, ce que tu fais ici et surtout : pourquoi toi et pas un autre.
- Dis-moi.
- Il parait qu'une autre planète serait habitée. Celle-ci n'est accessible que par des portails lumineux et verts. Très rares sont ceux qui ont put en voir. Si ça se trouve, les voix sont celles de tes parents qui te disent de retourner avec eux, mais toi, petite enfant, tu veux visiter ce monde. Des "méchants monsieurs, madames" t'enlèvent pendant que tu es indécise pour tenter de comprendre ton "fonctionnement" et t'utiliser pour aller sur cette mystérieuse planète.
- Peut-êt....
Je n'eu pas le temps de finir ma phrases qu'une grosse femme hurla :
- CEDRIC !!! JE T'AVAIS INTERDIT D'ALLEZ LA VOIR !!! MADAME CARLIN NE VAS PAS ETRE CONTENTE !! PAS DU TOUT CONTENTE !
Puis pour elle, elle ajouta :
- Et adieu prime tant espérée...
- Je m'en fiche ! fit Cédric.
J'étais resté bouche bée : Mme Carlin, c'était ma mère adoptive.
La vérité ne m'apparue que plus tard, lorsque j'étais de retour dans mon lit. Cette vérité me frappa au visage comme une gifle. Depuis tous ce temps, je n'avais vécu seulement par le mensonge. J'entendais encore Sylvie me chuchotant, pour me consoler :
"Je t'aime quand même, ma petite Ambre..."
Ces mots-là me déchirèrent le coeur. Comment avait-elle pu me mentir à ce point ?
Je n'aurai jamais de réponse. Et je finis par m'endormir sur mon oreiller couvert de larmes.
Je me réveilla le lendemain avec la ferme intention de leur faire payer à tous se qu'ils m'avaient fait. Une seule solution me sautait aux yeux : la fuite.
Je rassembla tout ce qui me semblait nécessaire: à manger, à boire, une carte, une boussole, une trousse de secours.... Je ne pus résister à l'envie de prendre un portable, juste au cas où... Je pris aussi quelques vêtements de rechange et de quoi me laver...
Je pris une profonde inspiration et sortie sur la pointe des pieds. Mais une voix m'arrêta:
- Tu t'en vas déjà ? Quel dommage...
C'étais une voix que je ne connaissais pas. Une voix grave et attirante. Comme celle qui m'avais "appelée" il y a des années...
Encore un souvenir qu'il me restait. Un souvenir beaucoup plus net que tous les autres. Et cette voix, chaleureuse, si on la connait, mais déchirante si c'est la première fois que vous l'entendez. Mais moi, j'y étais habituée. Et cette voix me guidait. Vers un endroit que je connaissais comme ma poche, si se n'est plus. Je la suivai, comme si cette voix était devenue matérielle. Je l'accompagnais à travers les ruelles, pour m'arrêter devant le fameux mur de pierre, toujours aussi solide. La voix venait-elle de là ? Je ne pourrais le dire. La seule chose que je pouvais affirmer, c'était que Cédric m'attendait là. Surprise, je m'arrêta un instant. C'est alors qu'il se retourna...
- Tu t'en vas déjà ? fit-il avec une tristesse apparente.
- Tu n'as qu'à venir...
- Je ne peux pas ! Il... Il faut que je reste ! C'est mon destin !
- Je n'ai pas assez de temps pour te faire changer d'avis. Adieu.
- NON ! Ne part pas. J'ai besoin de toi.
Il prit une voix robotique et me dit:
- De toute façon, j'ai reçu l'ordre de ne pas te laisser partir.
Il commença à avancer vers moi d'une démarche digne d'un film d'horreur.
Plus il avançait vers moi, plus je reculais contre le mur. D'ailleurs, après un instant, je sentis les pierres glaçées toucher mon dos. C'est alors que tout disparu pendant un instant, et l'instant d'après, j'avais traversé le mur. Comment ? Je l'ignore.
C'est alors qu'une voix derrière moi me fit sursauter :
- Je ne pensais pas que tu y arriverais aussi vite !
Cédric se tenait devant moi, et ses allures de robot avaient disparues.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je pars...Enfin, nous partons.
- Quoi ?
- Oui, ça fait depuis longtemps que je voulais m'enfuir, mais je n'en ai jamais eu l'occasion. Alors maintenant qu'elle se présente...
- Mais tu voulais que je reste là-bas ! Tu m'as dis que tu étais venu pour m'obliger à rentrer ! dis-je, furieuse.
- Oui, et ça a bien marché, Mme Carlin a vu que j'avais fais se qu'elle m'avait demandé. Elle ne s'appercevra que nous sommes partis seulement demain matin. Et en plus, tu as réussis à passer !
- A passer ? Passer quoi ?
- Le mur. Tu ne sais peut-être pas comment tu as fais, mais moi j'ai vu un énorme gouffre s'ouvrir lorsque tu as touché le mur. Il est resté assez longtemps ouvert pour que je puisse te rejoindre.
Je le regardais avec des yeux ébahis. Ce qu'il me racontait était incensé, et pourtant, c'était la vérité...
Je regardai autour de moi: j'étais dans un endroit indescriptible: je regardai à gauche, je voyais une forée dense, je regardai à droite, je voyais un salon confortable. Je regardai de nouveau à gauche, il y avait des plaines à perte de vue. C'était à n'y rien comprendre. A priori, Cedric n'était pas plus avancé que moi. C'est alors que je lui dis :
- Regarde droit devant. Qu'est-ce que tu vois ?
- Un parc d'attraction. Et toi ?
- Un garage.
- Alors ce ne serait que des illusions ? Ou peut être une mauvaise blague de nos yeux ? Ou alors voyons-nous ce que nous voulons ?
-Je n'en sais rien.
Incapables de donner un nom à tout ça, nous avançâmes droit devant nous. Après plusieurs minutes de marche, je m'arrêta brusquement.
- Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda Cédric.
- Cette lumière...
je fronça les yeux pour ne pas être aveuglée par sa couleur.
- Je ne vois rien !
- Il faut que je vois d'où elle vient, dis-je, calmement.
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée tu sais...
Mais je ne l'écoutais déjà plus. J'avançais d'un pas précipité vers cette étrange source de lumière d'un jeune-orangé flamboyant. Même pas les cris de Cédric derrière mon dos ne m'arrêtèrent...
Avant que je puisse sauté dans cette lumière bienveillante, une main m'empoigna le bras. Et j'entendis quelqu'un me crier :
- ES-TU FOLLE ?
Peut-être. Car quand on me raconta un étrange récit, ma mâchoire se décrocha (façon de parler).
- Tu allais sauté dans le vide ! me répétait Cedric.
Un homme (celui qui m'avait rattrapée de justesse) prit alors la parole :
- Je vois que vous avez été victime d'illusions ! Ce monde les provoque pour faire fuir les étrangers. Mais maintenant, vous ne risquez plus rien du tout.
- Ouf ! Merci monsieur ! fis-je.
- Ne me remercie pas ! C'est mon travail : je sauve les pauvres étrangers qui ont eu la malchance d'avoir telle ou telle illusion ! Je suis payé pour ça, figure toi !
Il me faisait pensé à un marin. Il en avait le physique et ... Quelque chose que je ne saurai décrire. C'est alors que Cedric posa une question :
- Qui nous dit que vous n'êtes pas une illusion ?
L'homme poussa un cri, puis ris, se métamorphosa en une créature bizarre, disparu et revint... Nous étions pétrifié de terreur mais pas seulement: il nous avait pétrifié tout court.
Après avoir terminé son numéro, il nous prit par les poignets et nous emmena vers une habitation minuscule. Incapables de bouger, nous nous laissâmes entraîner dans une petite chambre qu'il ferma à clé. Nous mîmes un bon bout de temps avant de reprendre, Cédric et moi, nos esprits.
- Il nous a enfermés !
Je ne dis rien. D'ailleurs, que pouvais-je bien lui répondre ? "oui, c'est vrai, on est enfermés" ou alors, "bonne déduction Cédric, bravo !"
- Mais qui est cet homme ? parvins-je à demander.
Cédric vint s'assoir à côté de moi et me dit :
- Je ne sais pas Ambre, je ne sais pas...
Sa voix se perdit dans un murmure, mais, après réflexion, il ajouta :
- Mais je te promet que je découvrirai qui se cache derrière cet homme !
Et il se leva. Il se dirigea vers la porte. Je pensais qu'il allait tenté, en vain, de l'ouvrir. Je m'étais trompée. Il s'agenouilla devant la porte et tendit l'oreille. Après un instant, il me fit signe de venir écouter. En collant bien l'oreille sur la porte, on pouvait percevoir des bribes de conversation :
- Pourquoi as-tu fais ça Frédérick ? Tu es devenu fou ! Ma parole, agresser des jeunes gens ! Et notre Sauveuse en plus ! Mais dans quel camp es-tu à la fin ?
Cette voix féminine, pourtant si douce, laissait échapper une colère indescriptive. Puis nous entendîmes de bruits de pas monter les escaliers et s'approcher de la porte. Un mouvement de clé, puis un second...
Voilà, donc, à vous d'écrire la suite, si vous avez assez d'imagination pour ça ! lol. Par contre, tous ceux qui mettront de la pub ou des conneries (y a pas d'autre mot pour ça !), sachez que vos coms ne seront pas acceptés ! Je n'accepte que les suites d'histoire et les encouragements !lol
Il faisait nuit noire, aucune étoile ne brillaient dans le ciel. J'avançais, sans regarder où j'allais. Petit à petit, je me rendis compte que je me dirigeais vers l'endroit de la ville que je connaissais le mieux. Une petite ruelle, étroite et sombre. C'était là que tout avait changé, ou presque.
C'était une voix sans issue, avec un petit mur de pierre. J'avais croisé sur mon chemin quelques personnes que je connaissais bien, une personne âgée et un enfant, un peu plus vieux que moi. Malgré leurs différences d'âge, ces deux êtres humains me regardaient de la même façon. Je lisais dans leurs yeux de la pitié et de la compassion. Même si ma volonté de changer était plus forte de jour en jour, je resterai toujours à leurs yeux Ambre, la petite orpheline qui avait débarqué ici par une nuit fraîche de septembre.
J'étais revenue dans cette rue sans m'en apercevoir. Et une seule raison me vins à l'esprit. Je fêtais, cette soirée-là, un anniversaire assez spécial : à minuit exactement, ça fera 7 ans que je suis orpheline, et 8 ans que je suis ici, dans ce pays, cette ville.
J'allais bientôt fêter mes 15 ans.
Une histoire dont je me serai largement passée. D'ailleurs, cette soirée avait changé ma vie à jamais.
La plupart de mes souvenirs d' "avant" avaient été effacés de ma mémoire. Un seul souvenir était resté : la couleur des flammes. Mais je voulais retrouver tout se que j'avais perdu cette nuit-là, 8 ans auparavant, et c'était une raison de ma venue dans cette ruelle.
Mais cet unique souvenir était flou. Des bribes de souvenirs me revenaient, comme ça. Mais jamais je n'arrivai à discerner le rêve du réel. C'est là que je me mis à pleurer. Je me sentais minuscule moi, Ambre, dans ce monde de brutes.Malgré les larmes qui me brouillait la vue, j'avançais, sans rien voir. Mais je savais que je devais m'y rendre, pour une raison que moi-même, j'ignorais un peu. Arrivée devant ce mur de pierre, je sus qu'il avait changé. Ce fameux mur que j'avais traversé il y a quelques années n'était plus le même. Une étrange lumière s'était comme ouverte dans le mur. Pendant un instant, mon coeur s'arrêta. Et, un moment plus tard, je compris que j'étais venu pour ça, et seulment pour ça. Pourquoi ? Une réponse que je ne trouverai que bien plus tard...
Je tendis la main vers cette lumière aveuglante et m'évanouis. Quand je me réveilla, des soupirs de soulagement se firent entendre. Ma famille adoptive était là, au grand complet.
- Ambre, tu nous as fait une de ces peurs ! me dit Sylvie, ma "mère".
Je ne parvint pas à répondre. Pourtant, une question me vint à l'esprit, mais je fus devancée :
- Qu'est-ce que tu faisais devant ce mur ? me demanda Jim, le fils de Sylvie.
Aucun mot ne sortit de ma bouche. "Il faut que j'y retourne" me dis-je, juste pour en avoir le coeur net.Quand je me leva, ils m'ordonnèrent de me recoucher. Ce n'est qu'au beau milieu de la nuit que je parvins à m'enfuir. Je courais à perdre haleine quand un grincement retentit. Je m'arrêta et écouta attentivement. Plus rien. Je repris ma course quand le grincement se refit entendre. Je m'arrêta de nouveau. Ce grincement provenait-il de moi ? Ou quelqu'un me suivait-il ? Peu importe.
Je repris ma course à une vitesse folle. Quand j'arriva devant le mur, je fonça dedans sans la moindre hésitation. Malheureusement, le mur ne bougea pas d'un pouce. Je repartis chez moi, déçue. Je me regardai devant mon miroir et remarqua quelque chose. Mon visage ! Il était couleur gris métal. Je le touchais et me sentie terrorisée. Mon visage... Ce n'était pas de la peau, mais du fer. Je pris peur. Que lui était-il arriver ? Et je me rappela : je n'avais pas eu mal lors de ma collision avec le mur. Une supposition me vint à l'esprit: et si j'étais... Un robot ? Un robot à qui on aurait lavé la mémoire ? Une mémoire d'humain... Si c'était le cas alors, moi, Ambre, qui me sentais déjà minuscule, j'étais aussi insignifiante que la plus petite des fourmis ! Mais de toute façon, ça ne collait vraiment pas. Et mon bras qui grince alors ? Lui n'avait aucune trace d'acier. Une idée de génie se mit à trotter dans ma tête : les robots n'ont pas de coeur, aux dernières nouvelles. Alors moi... Avais-je un coeur d'humain, de robot ou pas du tout? Je descendis à la cuisine et prenant garde à ne pas faire bouger mon bras grinçant et pris un couteau. Je pris une grande bouffée d'air... Et me planta le couteau à l'endroit ou j'étais sensé avoir un coeur. La lame se brisa contre une paroi en fer. Alors... J'étais vraiment un robot ? Un robot ne pense pas. Donc... On m'aurai implanter des organes métalliques ? Possible.... A cette idée, je fondis en larmes. Mais que m'avait-il donc fais ? Mes sanglots durent éveillé quelqu'un car des bruits de pas retentirent dans l'escalier.
Je tenta de me cacher, mais c'était trop tard. Je sentit une main de fer m'empoigner le bras. Je me retourna et fut surprise du spectacle qui s'offrait à moi. Devant moi se tenait un garçon, qui devait certainement avoir mon âge, peut-être un peu plus. Grand, blong, cheveux courts et des yeux noisette.
- Qui es-tu ? Je ne t'ai jamais vu ici ! me dit-il.
Ayant repris mes esprits, je répondit :
- Je pourrai te poser la même question !
- Très bien, me dit-il en me tendant sa main, je suis Cedric. Et toi ??
- Je m'appelle Ambre.
Le silence s'abattit entre nous.
- Je vois qu'il te l'on fait à toi aussi, finit-il par dire.
- Mais qu'est-ce qu'ils m'ont fais ?
- Ils t'ont implanté des organes de fer pour te rendre plus forte ?
- Mais pourquoi? Et qui ça, "ils" ?
- Je ne sais pas pourquoi. Tu ne sais pas de qui il s'agit ? De l'AER ! L'Association des Enfants Robotisés.
- Ppp....Pourquoi nous ?
- En général, ils prennent des orphelins. Mais moi, j'ai des parents. Ils m'ont vendu.
- Vendu ?
- Oui, je n'étais pas voulu, alors ils m'ont vendu cher. Il adore l'argent.
- C'est horrible ! Mais connais-tu mon cas, à moi ?
- Tu croyais que c'était ta famille d'accueil car les tiens sont morts. En vérité... Je connais les cas de tout le monde. Ou presque. Mais le tien... Ils n'ont jamais voulu me le dire !
- Mais, pourquoi ? répétais-je, incrédule.
- Je ne sais pas. Tu es la seule que je ne connais pas. Et, pour dire vrai, tu m'intrigues. Alors, depuis, je te cherche pour pouvoir rechercher la raison de tous ces mystères. Avec toi.
- Mais, je ne sais rien de tout ça ! écoute... Cédric c'est ça ?
- Oui...
- Je ne comprend rien du tout !
- A deux, peut-être qu'on arrivera à comprendre quelque chose. Quoi qu'il en soit, je ne te lacherais pas tant qu'on aura pas trouvé !
Et bien, ça promet ! me dis-je intérieurement.
- Et pour mon visage ? Il va falloir faire quelque chose, je ne peux pas rester comme ça !
- ça, ça peut s'arranger !
Nous montâmes au grenier et il me fit redescendre par une petite trappe bien cachée. Il m'expliqua qu'on se trouvait dans sa chambre. Il ouvrit une malle et pris un tissu blanc qu'il mis soigneusement en place sur les parties métalliques à découvert.
- Je ne suis pas aussi blanche que ton linge !
- Non, mais ce tissu prend automatiquement la couleur de ta peau !
- Pas mal...
Je m'examinais dans le miroir : on aurait dis une petite fille normale.
Il me montra un tas d'objets tous plus intéressants les uns que les autres. Mais c'est le dernier qui retint vraiment mon attention: une petite statue d'elfe.
- C'est tout ce qui me reste de mes parents.... avoua Cédric.
- Moi, il ne me reste plus rien...
- Désolé. Mais cherchons des hypothèses sur ton cas...
- Ca ne servira à rien. Seule ma mémoire peut nous dire quelque chose. Des bribes de souvenirs me reviennent de temps en temps. Mais depuis trois semaines, juste un souvenir me reviens en tête: un mur lumineux avec des voix qui m'incite à avancer. C'est terrifiant! En plus, ce souvenir devient de plus en plus net avec le temps. Mais j'ai du mal à toujours discerner le vrai du faux. De plus, c'est toujours farfelu !
- Je vois, je sais ce que tu es, qui tu es, ce que tu fais ici et surtout : pourquoi toi et pas un autre.
- Dis-moi.
- Il parait qu'une autre planète serait habitée. Celle-ci n'est accessible que par des portails lumineux et verts. Très rares sont ceux qui ont put en voir. Si ça se trouve, les voix sont celles de tes parents qui te disent de retourner avec eux, mais toi, petite enfant, tu veux visiter ce monde. Des "méchants monsieurs, madames" t'enlèvent pendant que tu es indécise pour tenter de comprendre ton "fonctionnement" et t'utiliser pour aller sur cette mystérieuse planète.
- Peut-êt....
Je n'eu pas le temps de finir ma phrases qu'une grosse femme hurla :
- CEDRIC !!! JE T'AVAIS INTERDIT D'ALLEZ LA VOIR !!! MADAME CARLIN NE VAS PAS ETRE CONTENTE !! PAS DU TOUT CONTENTE !
Puis pour elle, elle ajouta :
- Et adieu prime tant espérée...
- Je m'en fiche ! fit Cédric.
J'étais resté bouche bée : Mme Carlin, c'était ma mère adoptive.
La vérité ne m'apparue que plus tard, lorsque j'étais de retour dans mon lit. Cette vérité me frappa au visage comme une gifle. Depuis tous ce temps, je n'avais vécu seulement par le mensonge. J'entendais encore Sylvie me chuchotant, pour me consoler :
"Je t'aime quand même, ma petite Ambre..."
Ces mots-là me déchirèrent le coeur. Comment avait-elle pu me mentir à ce point ?
Je n'aurai jamais de réponse. Et je finis par m'endormir sur mon oreiller couvert de larmes.
Je me réveilla le lendemain avec la ferme intention de leur faire payer à tous se qu'ils m'avaient fait. Une seule solution me sautait aux yeux : la fuite.
Je rassembla tout ce qui me semblait nécessaire: à manger, à boire, une carte, une boussole, une trousse de secours.... Je ne pus résister à l'envie de prendre un portable, juste au cas où... Je pris aussi quelques vêtements de rechange et de quoi me laver...
Je pris une profonde inspiration et sortie sur la pointe des pieds. Mais une voix m'arrêta:
- Tu t'en vas déjà ? Quel dommage...
C'étais une voix que je ne connaissais pas. Une voix grave et attirante. Comme celle qui m'avais "appelée" il y a des années...
Encore un souvenir qu'il me restait. Un souvenir beaucoup plus net que tous les autres. Et cette voix, chaleureuse, si on la connait, mais déchirante si c'est la première fois que vous l'entendez. Mais moi, j'y étais habituée. Et cette voix me guidait. Vers un endroit que je connaissais comme ma poche, si se n'est plus. Je la suivai, comme si cette voix était devenue matérielle. Je l'accompagnais à travers les ruelles, pour m'arrêter devant le fameux mur de pierre, toujours aussi solide. La voix venait-elle de là ? Je ne pourrais le dire. La seule chose que je pouvais affirmer, c'était que Cédric m'attendait là. Surprise, je m'arrêta un instant. C'est alors qu'il se retourna...
- Tu t'en vas déjà ? fit-il avec une tristesse apparente.
- Tu n'as qu'à venir...
- Je ne peux pas ! Il... Il faut que je reste ! C'est mon destin !
- Je n'ai pas assez de temps pour te faire changer d'avis. Adieu.
- NON ! Ne part pas. J'ai besoin de toi.
Il prit une voix robotique et me dit:
- De toute façon, j'ai reçu l'ordre de ne pas te laisser partir.
Il commença à avancer vers moi d'une démarche digne d'un film d'horreur.
Plus il avançait vers moi, plus je reculais contre le mur. D'ailleurs, après un instant, je sentis les pierres glaçées toucher mon dos. C'est alors que tout disparu pendant un instant, et l'instant d'après, j'avais traversé le mur. Comment ? Je l'ignore.
C'est alors qu'une voix derrière moi me fit sursauter :
- Je ne pensais pas que tu y arriverais aussi vite !
Cédric se tenait devant moi, et ses allures de robot avaient disparues.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je pars...Enfin, nous partons.
- Quoi ?
- Oui, ça fait depuis longtemps que je voulais m'enfuir, mais je n'en ai jamais eu l'occasion. Alors maintenant qu'elle se présente...
- Mais tu voulais que je reste là-bas ! Tu m'as dis que tu étais venu pour m'obliger à rentrer ! dis-je, furieuse.
- Oui, et ça a bien marché, Mme Carlin a vu que j'avais fais se qu'elle m'avait demandé. Elle ne s'appercevra que nous sommes partis seulement demain matin. Et en plus, tu as réussis à passer !
- A passer ? Passer quoi ?
- Le mur. Tu ne sais peut-être pas comment tu as fais, mais moi j'ai vu un énorme gouffre s'ouvrir lorsque tu as touché le mur. Il est resté assez longtemps ouvert pour que je puisse te rejoindre.
Je le regardais avec des yeux ébahis. Ce qu'il me racontait était incensé, et pourtant, c'était la vérité...
Je regardai autour de moi: j'étais dans un endroit indescriptible: je regardai à gauche, je voyais une forée dense, je regardai à droite, je voyais un salon confortable. Je regardai de nouveau à gauche, il y avait des plaines à perte de vue. C'était à n'y rien comprendre. A priori, Cedric n'était pas plus avancé que moi. C'est alors que je lui dis :
- Regarde droit devant. Qu'est-ce que tu vois ?
- Un parc d'attraction. Et toi ?
- Un garage.
- Alors ce ne serait que des illusions ? Ou peut être une mauvaise blague de nos yeux ? Ou alors voyons-nous ce que nous voulons ?
-Je n'en sais rien.
Incapables de donner un nom à tout ça, nous avançâmes droit devant nous. Après plusieurs minutes de marche, je m'arrêta brusquement.
- Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda Cédric.
- Cette lumière...
je fronça les yeux pour ne pas être aveuglée par sa couleur.
- Je ne vois rien !
- Il faut que je vois d'où elle vient, dis-je, calmement.
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée tu sais...
Mais je ne l'écoutais déjà plus. J'avançais d'un pas précipité vers cette étrange source de lumière d'un jeune-orangé flamboyant. Même pas les cris de Cédric derrière mon dos ne m'arrêtèrent...
Avant que je puisse sauté dans cette lumière bienveillante, une main m'empoigna le bras. Et j'entendis quelqu'un me crier :
- ES-TU FOLLE ?
Peut-être. Car quand on me raconta un étrange récit, ma mâchoire se décrocha (façon de parler).
- Tu allais sauté dans le vide ! me répétait Cedric.
Un homme (celui qui m'avait rattrapée de justesse) prit alors la parole :
- Je vois que vous avez été victime d'illusions ! Ce monde les provoque pour faire fuir les étrangers. Mais maintenant, vous ne risquez plus rien du tout.
- Ouf ! Merci monsieur ! fis-je.
- Ne me remercie pas ! C'est mon travail : je sauve les pauvres étrangers qui ont eu la malchance d'avoir telle ou telle illusion ! Je suis payé pour ça, figure toi !
Il me faisait pensé à un marin. Il en avait le physique et ... Quelque chose que je ne saurai décrire. C'est alors que Cedric posa une question :
- Qui nous dit que vous n'êtes pas une illusion ?
L'homme poussa un cri, puis ris, se métamorphosa en une créature bizarre, disparu et revint... Nous étions pétrifié de terreur mais pas seulement: il nous avait pétrifié tout court.
Après avoir terminé son numéro, il nous prit par les poignets et nous emmena vers une habitation minuscule. Incapables de bouger, nous nous laissâmes entraîner dans une petite chambre qu'il ferma à clé. Nous mîmes un bon bout de temps avant de reprendre, Cédric et moi, nos esprits.
- Il nous a enfermés !
Je ne dis rien. D'ailleurs, que pouvais-je bien lui répondre ? "oui, c'est vrai, on est enfermés" ou alors, "bonne déduction Cédric, bravo !"
- Mais qui est cet homme ? parvins-je à demander.
Cédric vint s'assoir à côté de moi et me dit :
- Je ne sais pas Ambre, je ne sais pas...
Sa voix se perdit dans un murmure, mais, après réflexion, il ajouta :
- Mais je te promet que je découvrirai qui se cache derrière cet homme !
Et il se leva. Il se dirigea vers la porte. Je pensais qu'il allait tenté, en vain, de l'ouvrir. Je m'étais trompée. Il s'agenouilla devant la porte et tendit l'oreille. Après un instant, il me fit signe de venir écouter. En collant bien l'oreille sur la porte, on pouvait percevoir des bribes de conversation :
- Pourquoi as-tu fais ça Frédérick ? Tu es devenu fou ! Ma parole, agresser des jeunes gens ! Et notre Sauveuse en plus ! Mais dans quel camp es-tu à la fin ?
Cette voix féminine, pourtant si douce, laissait échapper une colère indescriptive. Puis nous entendîmes de bruits de pas monter les escaliers et s'approcher de la porte. Un mouvement de clé, puis un second...
Voilà, donc, à vous d'écrire la suite, si vous avez assez d'imagination pour ça ! lol. Par contre, tous ceux qui mettront de la pub ou des conneries (y a pas d'autre mot pour ça !), sachez que vos coms ne seront pas acceptés ! Je n'accepte que les suites d'histoire et les encouragements !lol
